Objectivité bafouée à iTélé
Publié il y a 1 mois par Geolion 16 dans Droits fondamentaux et démocratie.
Monsieur le médiateur bonjour
Je viens vous alerter sur les manques d'objectivité répétés de journalistes de iTélé. Trop de journalistes ne rapportent pas, et je suis convaincu de façon délibérée, les propos exacts de personnes qu'ils citent. Concernant l'affaire récente de gens du voyage, ils parlent de la mise en cause des gens du voyage par le Président de la République, alors que le Président a bien pris soin de parler de certaines personnes de la communauté des gens du voyage, ce qui est totalement différent. Cet amalgame par des journalistes, qui devraient respecter plus que d'autre les faits exacts, est de plus en plus insupportable. Je vous demande donc de bien vouloir rappeler à tous les journalistes cette règle d'or d'honnêteté que sont l'objectivité et le respect des mots et phrases qu'ils rapportent. Avec mes remerciements anticipés, je vous prie de croire, Monsieur le Médiateur, à l'assurance de mes sentiments les plus distingués. Georges Brincourt



Le Médiateur sur le web


Bonjour Monsieur,
la polémique dont vous faites état va au delà d'une station de télévision citée. Elle a été relayée par l'ensemble des médias et des mouvances politiques.
Du strict point de vue des Droits de l'homme et des libertés fondamentales, cette polémique se situe dans la formulation que vous avez bien voulu rappeler : " certaines personnes de la communauté des gens du voyage": Le principe de non discrimination et d'égalité de tous les citoyens devant la loi, reconnu et protégé en droit international et en droit interne veut que seul le premier membre de l'affirmation est recevable: "certaines personnes", le second n'étant pas permis, pas plus que dans les formules : "certaines personnes de la religion catholique" ou "certaines personnes de couleur", ou "certaines personnes de petite taille"...L'appartenance d'un délinquant à un groupe ne qualifie en aucune manière le délit, sauf à faire référence à des thèses racistes. Ce n'est pas seulement une question d'éthique et de dignité de la personne, c'est un problème de droit.
Bien à vous